La Saintélyon par Nico

Publié le par Nico

Les origines

Restant un peu déçu de ma saison de triathlon (pas par les résultats, quoi qu'il arrive je suis loin J, mais par le manque de courses que j'ai pu effectuer) je décide de me fixer un objectif de fin d'année : la saintélyon, mon premier Au-Delà du Marathon. On est tellement habitué au Racing à voir les furieux enfiler les UTMB et autres « ultra » qu'une Saintélyon paraît petite...

La préparation

Début de la préparation « spécifique » douze semaine avant la course (S-12). En fait cette spécificité consiste surtout à ne plus sortir le vélo de la cave ! Il va s'agir de faire le plus de bornes possible et des sorties « longues ». J'intercale 3 courses auxquelles je tiens dans la prépa à S-9, S-8 et S-7 : les presque 21km de StJo, la Foulée de Crossey (à domicile) et le Run&Bike organisé par un collègue de club. Courses assez courtes que je sais pas très conseillées dans la prépa...

Première sortie de plus de 2h à S-9 avec beaucoup de dénivelé marché. Le dimanche les 21km de StJo : 3ième au scratch en 1h17' et qqles ! Bon la vitesse je l'ai, reste l'endurance, ça c'est une autre paire de manches.

La foulée de Crossey, 18km avec 600m d+ à S-8, je confirme avec une 2ième place au scratch ! Du jamais vu pour moi... 1h17' env.

S-7 très légère, 26km en deux sorties pour me ménager pour le Run&Bike (OFF) du dimanche. Jamais 2 sans 3, je gagne ce Run&Bike avec un collègue triathlète en 1h17 (encore !). Bilan de la « prépa » à S-7 : 340km et une seule sortie de plus de 2h... Hummm c'est un peu light.

Des collègues visant eux aussi le 7 décembre enfilent les sorties longues et les bornes comme des perles... J'essaie de me rassurer en me disant qu'ils en font trop...

Il reste 4 vraies semaines (S-2 et S-1 c'est récup'), je réussi à caser 5 sorties de plus de 2h (et moins de 3h) pour un total de 263km.

Voilà la prépa est finie, suis-je prêt ? Mes collègues sont-ils des bourrins ou ont-ils raison de faire autant de bornes (genre 2h50 départ 5h du mat' avant le boulot) ? Vous le saurez en lisant la suite.

Samedi 6

Covoiturage à 5 pour Lyon, navette pour Sainté et retrait des dossards. On retrouve sur place un collègue (qui court aussi la sainté) dont les parents habitent Sainté et nous offrent le gîte et le couvert en attendant le départ. C'est bien sympa, c'est sans comparaison avec la halle aux bestiaux (qui sent le cheval d'ailleurs, on devait passer juste après le Salon du Poney). Soirée très décontractée. Sur 8 que nous sommes un seul a déjà couru la saintélyon.

22h c'est l'heure des préparatifs et de la photo : Je n'aurais pas vu Philippe et Marc de la soirée...

La Course

  On se place 35' avant le départ dans le couloir de départ, presque devant : c'est qu'on a des ambitions ! D'ailleurs je ne sais vraiment pas quoi espérer... 6h ? ... 7h ? ... 8h ? On va dire que dans ma tête la fourchette est plutôt 6h30 - 7h.

Départ (pas vu le feu d'artifice annoncé par le speaker), beaucoup de bornes sur bitume. Y'a franchement la place et je crois que je m'emballe un peu (comme d'hab quoi). Je double beaucoup de monde alors que je suis parti plutôt devant, je crois que je réalisais pas la longueur du truc... Fin du bitume. Je réalise pour la première fois ce dans quoi je me suis lancé quand je vois le panneau « arrivée à 55km »... Argg !

On est très vite à St Cristo, pas vu le temps passer : 1h20'.

Je décide de ralentir très franchement la cadence, les panneaux « arrivée à x km » me sapant régulièrement le moral. Ma stratégie sera : reste en dedans et vise le prochain point de contrôle. Gadoue et bitume s'enchaînent. Dans une descente très large j'entends derrière moi « gauche ! », c'est un coureur (du solo) qui veut que je me mette du côté pourri du chemin pour le laisser passer... Culoté le gars... je lui laisse néanmoins le passage sur le bon coté mais lui fait remarquer que quand y'a la place de doubler ben faut doubler et pas pousser.

Sainte Catherine arrive assez vite et c'est un grand coup de boost au moral de voir les lumières et le ravito : 2h32' je suis dans les temps de ma fourchette de départ.

Par contre repartir dans le noir, s'éloigner de la chaleur des bénévoles et de la fraîcheur du coca c'est dur dans la tête et donc dans les jambes. C'est à partir de là que décline sérieusement... Comme depuis St Cristo, je marche dans chaque montée et je me fais violence pour « courir » le reste du temps. Les rotules sont déjà en feu et les mollets crampent quand je fais des mouvements brusques (genre éviter une flaque d'un saut). Dans ma tête c'est « cours ou crève », si je commence à marcher ailleurs que dans les montées je sais que je finirai pas, il reste quand même plus de 4h de course (sic) !! Il va sans dire que depuis St Cristo je me fais doubler de partout...

« allez, à Soucieu à 4h15' c'est bien »

« allez, à Soucieu à 4h20' c'est pas mal »

« allez, à Soucieu à 4h30' c'est encore pas nul »

Enfin Soucieu (4h27') ! De nouveau le coup de mieux au moral dès que je commence à croiser les relayeurs qui s'échauffent en remontant. Je vois une collègue qui s'est levée (courageuse) pour nous voir passer. Je lui dis que je m'arrête pas, que les 7h sont jouables. A partir de là l'objectif 7h sera ma seule raison de courir (et marcher toujours dans les montées). La violence de la reprise de la course à la fin de chaque montée est énorme mais j'ai pas le choix pour les 7h. Les deux dernières heures je les passe à calculer mon heure d'arrivée.

Les derniers kilos dans Lyon sont interminables, interdiction de marcher ça fait que descendre ! Y'a même des escaliers, que je descends en m'appuyant sur la rampe (je peux plus plier les jambes à cause de mes rotules qui brûlent)...

Finalement ça y est, 7h00'52'' ! Je m'effondre après avoir récupéré mon sac.


Parmi les collègues de la photo, un est arrivé depuis presque 2 heures (ouais quand même) et les deux furieux de l'entraînement ont mis 5h49 et 6h32, respect ! Marc a failli me bouffer tout cru mais il a eu un coup de moins bien et Philippe a joué le métronome.


Conclusion 1 : entraînement à revoir, la saintélyon c'est presque plat. Faire plus de long sur bitume.

Conclusion 2 : parti trop vite ? Pas sûr.

Conclusion 3 : en 2009 mon max sera un semi...


Nico

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Publié dans Les Courses

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H
Félicitations Nico pr cette première "au delà du marathon..."J'ai bien aimé le coup des pancartes "à 55km...", ça doit être sympa.
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