Mon premier maillot FINISHER

Publié le par JM

Pour cette deuxième tentative un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée. L’an dernier je m’étais bien préparé physiquement avec les bénéfices d’un marathon réalisé dans de bonnes conditions. Tout était acquis pour faire une bonne course et bien finir dans un temps correct.

Je me suis arrêté à Soucieu… comme l’a dit un copain de l'ACP: abandonner fait parti de l’apprentissage du traileur et il a bien raison !

Chutes de neige dans la semaine avant la course ! En abondance !

Pour nous rassurer les organisateurs mettent quelques photos sur le site de la Saintélyon, paysages superbes et bien sur la course est maintenue. Mais quelles vont être les conditions de course, on nous annonce du -8, -10 degrés dans la nuit. Comment s’habiller, faut-il prendre les bâtons ?

On se retrouve le samedi à 16h devant la Marelle, les solos, les « express » et les marcheurs. Au moment de partir un solo de l'ACP fait le choix d’acquérir des bâtons, petit détour au magasin du coin et direction Lyon. Pour ma part se sera sans, j’ai du mal à m’imaginer à faire 68km avec ces deux objets dans les mains.

Nous avons laissé ceux qui participent à la Saintéexpress à Lyon et nous retrouvons le groupe des marcheurs à St Etienne. Nous attendons tranquillement minuit, les marcheurs quant à eux prennent la route vers 21h15.

 

Nous sommes en course, montée vers St Christo, je sais que je suis dans un rythme en deçà de celui de l’an passé et le temps de passage à St Christo le confirme presque 10mn de plus. Bien sur il y a la neige que nous rencontrons dés les premiers chemins mais pas gênante au contraire je trouve cela superbe. Par contre lorsque les chemins sont plus étroit avec la neige c’est en marchant que nous progressons, nous sommes nombreux….

St Catherine, la descente a été agréable, dans la neige j’ai pris du plaisir et je me dis que si cela continu ainsi jusqu’à Lyon je devrais arriver vers 9h. Je tombe sur un copain de l'ACP, depuis longtemps j’ai perdu de vue le reste de la troupe de l'ACP, ils doivent être tous bien loin devant.

C’est après que vraiment la course a pris une autre tournure, le début se produisant dans la descente du bois d’Arfeuille : une piste de bob, c’est ce à quoi j’ai pensé. Nombreuses chutes, dont moi, parfois obligé de se mettre sur les fesses voir accroupi, avec les mollets qui commencent à vous titiller. Bref le début d’une certaine crispation, et il en sera pratiquement ainsi pour chaque descente et même parfois pour les montées. Même sur les portions goudronnées il faut faire attention de ne pas glisser, il faut surveiller chaque appui sinon c’est la chute.

Vers St Genou je retrouve une copine de l'ACP on fait un bout de route ensemble.

C’est à ce ravito que je croise une file de coureurs emmitouflés dans des couvertures de survie, pendant un instant je crois que la course est neutralisée, mais non c’est des abandons. Je continue et agréable surprise dans la nuit un peu avant Soucieu un groupe de marcheurs : ce sont les ACpistes !

Moment agréable, ils sont tous là, quelques mots et je continue, j’arrive à Soucieu. Là je sais qu’il va être difficile d’arriver pour 9h, en fait je le sais depuis un moment, vu la façon dont se déroule cette course depuis St Catherine. Je prends le temps de bien me ravitailler et en sortant je tombe sur un ACP arrivé peu avant. Je lui dis que je vais prendre mon temps et il repart, il ne faut pas trop trainer d’ailleurs car le froid nous reprend assez vite.

Après Soucieu je me sens bien, je pense à l’année dernière, ça me donne une nouvelle énergie et je cours à un bon rythme. Malgré tout il faut toujours faire attention, dans la petite descente après Soucieu, nouvelle chute, plusieurs coureurs partent en glissade, il y a des cris, je crois que quelqu’un se blesse derrière moi je me retourne ils sont plusieurs autour d’une personne allongée mais il (ou elle) se relève. Lors de ma chute je me suis cogné le genou et je ressens une petite douleur… bon sang ce n’est pas le moment je dois finir !

Le jour se lève, plus besoin de la frontale et c’est Beaunant le dernier ravito. Dans une ruelle nous avons du tous passer à la queue leu leu pour ne pas tomber à nous agrippant à un mur : le sol était entièrement gelé et heureusement des bénévoles étaient là pour nous prévenir.

La montée de St Foy, le mur, je crois que c’est là que je laisse le peu d’énergie qu’il me restait et c’est ce moment que choisissent Véro et un copain pour prendre de mes nouvelles, bon sang que c’est bon de les entendre !

Je me relance mais les jambes sont dures, les genoux font mal et il y a toujours des plaques de verglas. J’en ai marre de surveiller le sol pour ne pas glisser, marre de sentir mes pied chasser et de ne pas maitriser mes appuis et pourtant nous sommes sur les parties goudronnées.

Petite nouveauté aussi dans le parcours en arrivant sur Lyon ils nous ont fait passer en descente dans un chemin fait de marches qui à mon avis ont été faites pour des personnes mesurant au moins 3m… bref les jambes n’ont pas du tout aimé.

Les quais de Saône, ultime épreuve rafales de vent de face et bien sur toujours le verglas, j’en vois encore qui tombe dans les derniers kilomètres.

Depuis un moment j’alterne marche et course, enfin si on peu appeler ça courir, et je vois enfin l’arrivée, il est plus de 10h, cela n’a pas d’importance : je l’ai enfin entre mes mains ce maillot !

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Publié dans Les Courses

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