04-L’UTMB : LA course L’Ultra Trail du Mont Blanc 166km@9448mD+ partie 2
La montée sur l’Arrête du Mont Favre est raide sur la fin, je commence vraiment à avoir mal et mon moral est bien bas. J’ai vraiment envie de m’arrêter à Courmayeur mais si je m’arrête là, je ne verrai pas ma famille qui devait me retrouver à La Fouly, le premier point de rencontre prévu initialement à 16h20. C’est ce qui me motive pour repartir et abandonner dés que je les retrouve.
Je reprends ma course, non, ma marche vers le col de Checrouit. La descente se fait en marchant, je suis toujours en avance d’1h30 par rapport au temps limite. Hubert m’appelle, il vient d’arriver à Courmayeur. Je lui explique mes difficultés et que je veux abandonner. Hubert me propose de m’attendre pour terminer ensemble, mais je n’avance plus et je ne veux pas lui faire perdre du temps inutile. Il me propose de se restaurer et de m’attendre pour me voir à Courmayeur. J’arrive au Col de Checrouit à 10h13 quelle surprise agréable, deux danseuses du ventre font une danse endiablée, je ne sais pas pourquoi mais aucun coureurs s’arrêtent pour admirer le spectacle !!!
La descente sur Courmayeur est tout schuss sur les pistes de ski, dur pour les cuisses qui commencent à me titiller gentiment rien de comparable avec mes douleurs thoraciques. Je n’arrive toujours pas à reprendre la course, je ne fait que marcher et me dis que la route va être longue jusqu’à La Fouly. Dans ma tête la fin de la course devient La Fouly, je me laisse encore un espoir si je récupère à Courmayeur et si je passe bien le Grand Col Ferret, je reverrai ma décision.
J’arrive à Courmayeur à 11h05, j’appelle Hubert il est déjà dans la montée de Bertone, il me conseille à nouveau de bien me reposer 1h et qu’il m’attendra à La Fouly pour terminer ensemble. Notre écart est maintenant d’1h10, cela commence à faire beaucoup. A Courmayeur, je me change complètement, cela me fait du bien. Je me masse les cuisses et me met de la vaseline à tous les endroits sensibles. Je me restaure avec l’eternel soupe et une bonne assiette de pâtes. C’est quand même un peu difficile à avaler, je me force un peu. Suivant les conseils de mes deux coachs, Marie-Laure et Hubert, je m’allonge 10mn sans toutefois trouver le sommeil. Je repars mais j’avais fait une petite erreur de calcul, je pensais que La Fouly était à 3h de Courmayeur, hélas c’était à 8h mais comme j’étais attendu, je n’avais plus le choix.
La traversée de Courmayeur est longue mais avec pas mal de spectateurs et de la musique, c’était très motivant. Tout de suite la pente est présente, la montée est longue avec une vue sur Courmayeur magnifique. Tout au long de la montée, des randonneurs nous encourageaient en faisant beaucoup de bruit, plusieurs fois je pensais arriver au refuge tellement il y avait des acclamations, quelle déception quand je voyais qu’il s’agissait d’un groupe de randonneurs mais ils étaient tellement sympas que je repartais.
Je ne réfléchissais plus, j’avançais à la volonté. Je commençais à être complètement vidé, dés que la pente s’élevait
ma respiration devenait haletante et j’avais faim. Il m’était très difficile de m’alimenter dans les montées, il fallait que je m’arrête.
Le refuge de Bertone est un lieu magique avec une vue sur le Mont Blanc côté Italien. Il commence à faire très chaud, il est 13h36. Je mouille ma casquette car pour aller au refuge Bonatti nous sommes sous le soleil tout le temps.
Sur cette partie, tout le monde cours sauf moi qui me traine lamentablement. Je suis vidé et je commençais à me
demander comment j’allais passer le Grand Col Ferret, ce col me faisait peur tellement j’en ai entendu parler par d’anciens coureurs de l’UTMB. Le sentier longe le val ferret, c’est une
succession de petites montées et de petites descentes, d’habitude sur un terrain de ce type je cours, là, j’étais vidé, dés que je démarrai une petite foulée, la douleur au thorax me gênait
énormément.
Je n’avançais plus que de façon mécanique mais je prenais le temps d’admirer le paysage qui était grandiose. Les coureurs même en groupe ne discutaient pas entre eux, excepté les Italiens. Tout le monde souffrait et gérait sa course du mieux qu’il pouvait, c’était très étranges, je n’ai jamais vu cela sur les autres trails.
Sur le bord du sentier, souvent des coureurs dormaient accroupis ou complètement étendus sur le sentier à l’ombre. Nous en étions à notre vingtième heure de course sans dormir pour la plupart.
Pour ma part, j’ai eu mon deuxième gros coup de barre, je dormais debout. Je ne marchais plus très droit, cette période a duré environ 30mn. Je buvais beaucoup car avec la température, j’avais peur de la déshydration. Malgré ma fatigue, je conservai le bon tempo pour m’alimenter.
Quelle vue tout au long de cette vallée, pour moi cela a été le plus beau paysage de la course. J’étais épuisé et surtout je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, cette vue m’a beaucoup aidée à continuer. Je n’avais jamais eu une méforme aussi importante. Je n’avais pas de blessure, ma tendinite ne se faisait pas sentir. Les boosters préservaient bien mes mollets, mes cuisses ne me faisait pas plus mal que cela mais je n’arrivais pas à avancer.
Par contre cette douleur aux muscles autour du thorax, je ne l’avais jamais eu. Le sac trop lourd ? l’utilisation des bâtons ? je n’arrivais pas à trouver de solution pour faire disparaitre cette douleur. De plus en plus, je me disais que le long n’étais pas fait pour moi et que la diagonal du fou ne sera pour moi qu’un rêve de coureur.
Un nouvel appel de la famille, ils sont arrivés à la Fouly et me demande quand je vais arriver. Un rapide calcul avec
mes petites fiches me donne une estimation vers 21h, soit deux heures avant la barrière horaire. Si j’en avais la volonté je devrais pouvoir boucler cette UTMB mais …
La descente sur Arnuva est terrible pour moi, nous voyons le village juste en dessous et il nous faut faire un détour pour rejoindre ce poste de ravitaillement.
Ce poste est important, il est juste au pied de la plus grosse difficulté du parcours, 700m de dénivelé sur 4km avec un début et une fin très pentue.
J’arrive à Arnuva à 16h57, je me ravitaille bien avec de la soupe, je me repose un peu avant d’attaquer ce col que l’on voit bien. Nous voyons surtout la file interminable des coureurs qui sont sur le sommet, j’imagine qu’Hubert est là haut, il a deux heures d’avances sur moi. C’est ma dernière difficulté avant de rejoindre ma famille.
Le Grand Col Ferret, je m’en souviendrais longtemps, dés le début j’ai marché lentement et à petite foulée d’une dizaine de centimètre. Les autres coureurs restaient un petit moment derrière moi pour récupérer et puis je les laissai passer car j’étais beaucoup trop lent.
Depuis le début de la course, je ne m’arrêtai jamais pour récupérer en montée, dans celle-ci, je m’arrêtai tous les 200m. j’en profitai pour boire mais j’avais beaucoup de mal à reprendre ma respiration.
Un appel de Jean-Marie pour me demander où j’en étais. Je crois que je l’ai vraiment affolé, tellement j’avais du mal à parler. Je ne pouvais plus avancer, j’avais l’impression que tout me coûtait, un pas, un mot. Lors de l’ascension, à chaque virage, je me disais le sommet n’est pas loin et malheureusement je voyais la file de coureurs bien plus haut que moi.
Je me suis alimenté en permanence pour éviter la fringale, je ne pensais plus qu’à passer ce sommet. Je savais par Jean-Marie qu’Hubert allait arriver à La Fouly et je pensai à l’accueil qu’allait lui faire ma petite troupe de supporter. Hubert avait 2h d’avance sur moi.
Enfin je vois les tentes de course, le sommet est proche, je passe à 19h20, il m’a fallu 2h20 pour gravir 700m sur 5km !!! Je ne m’arrête même pas au col sauf pour téléphoner à Hugo et lui dire que j’arrive dans 2h30, ils ont encouragés Hubert qui va bien et qui continue sa route. J’arrive enfin en Suisse après 24h50 de course.
Un coureur m’avait décrit la descente comme étant facile sur un chemin puis une longue portion de route. Sauf que cette année, ce n’était pas cela, bien au contraire.
Effectivement, au départ de la descente et jusqu’à La Peule, il s’agit bien d’un sentier accessible par des 4x4. J’essaye de relancer un peu la machine mais dés que je fais trois foulées, je me remets à marcher mais cette fois je sais que la fin est dans deux heures. Finir l’UTMB n’est plus dans ma tête, je cogite sur mes difficultés du jour et je me dis que le très long est terminé pour moi et que la diagonale du fou, ne sera plus dans mes objectifs de course. J’ai trop mal et je crois que je n’aime pas trop souffrir, un peu pourquoi pas, mais il y a des limites.
Par rapport aux barrières horaires, je sais que je suis dans les temps pour terminer, il me resterait 20h de course dont 10 dans la nuit. J’ai peur qu’avec mon manque de lucidité et ma fatigue, il m’arrive un accident irréparable. La sagesse me semble de mise.
Je me suis fait beaucoup dépassé mais sur ce bout de parcours, nous sommes une dizaine à peu près dans le même état. Nous arrivons à La Peule, il n’y a que de l’eau, je ne m’arrête pas, de ce côté-là, j’ai de la réserve. J’ai toujours rempli mon camelback de 3 litres à chaque ravitaillement, lourd, mais prudent. Au ravito, les bénévoles nous disent « ils vous restent 6km », je réponds « ca va faire une heure », la réponse fuse « pas évident, ce n’est pas roulant ». Cette réponse me laisse perplexe. Effectivement, le sentier est étroit et nous remontons, en fait il y a 500m de dénivelé positif sur cette portion même si La Fouly est à une altitude 500m plus basse que La Peule. J’ai une grande désillusion. Je laisse passer quelques coureurs, en me décalant du sentier je tombe. C’est ma première chute depuis le départ, cela me conforte dans ma décision d’arrêter.
Je cours avec un Italien, nous discutons sur la difficulté du parcours pour rejoindre La Fouly, cette impression de toujours monter alors que le village est dans le fond de la vallée nous sape le moral. De plus le sentier en schiste est glissant. Nous passons une combe avec un ravin d’au moins 200 à 300m de hauteur, un feu clignotant, une rubalise et un bénévole signale le danger. Je me dis que ceux qui vont passer là de nuit, seront contents d’avoir le feu pour visualiser le danger.
Je continue mon chemin avec l’italien, c’est la première fois que je cours avec quelqu’un avec qui je parle un peu. La solitude est vraiment un élément important de cette course même si nous sommes toujours entourés de coureurs. Je ne pensais pas que ce point serait aussi frappant. Il passe devant moi dans une combe comme la précédente mais uniquement protégé par une rubalise, mon bâton droit glisse sur le sentier, mon pied suit. Je suis déséquilibré, je tombe sur le dos dans le ravin, je me retourne et agrippe un gros rocher qui se trouvait sur le bord du sentier. J’essaye tant bien que mal de me plaquer au sol, mon corps glisse vers le fond du précipice très lentement. Mon partenaire me tend son bâton que j’attrape avec difficulté, je m’accroche après et tire pour remonter, je me dis « va-t-il tenir ? ». Je me hisse sur le sentier tout en récupérant mon deuxième bâton. Je remercie à peine mon sauveur, je regarde le fond du précipice et me vois au fond de ces 300m d’à pic. Je crois que j’ai eu la chance de ma vie, je ne me souviens pas avoir vu la mort d’aussi prés. Immédiatement, je repars en courant sans plus me poser de question en laissant mon sauveur Italien avec une amie à lui, je ne le rêverai plus.
Je ne voulais pas mettre ma lampe frontale car j’arrivais à La Fouly mais la nuit tombe vite et une descente raide se présente. Je demande à un coureur de sortir de mon sac ma frontale. Je lui dis que j’arrête à La Fouly que ma famille m’attend et que je vais rester avec eux. Il me dit que je ne suis pas venu là pour ma famille mais pour terminer l’UTMB et que nous sommes dans les temps pour terminer donc je manque de volonté tout simplement. Même ces paroles dures pour me remotiver ne changent rien, j’assume complètement ma décision surtout avec la chute que je viens de faire.
La dernière descente se fait dans la poussière sur un sentier jonché de racines et surtout très mal indiqué. Les coureurs me suivent pour ne pas se perdre, nous apercevons les lumières de la ville c’est bon signe. Nous arrivons enfin sur la route goudronnée. Je suis dans un petit groupe de coureur, il y a de la musique c’est super, en fait je reconnais le bruit d’un djembe, je pense à Hugo évidemment.
Nous commençons à être accompagné par les familles et amis. De très loin, j’aperçois Lise et Hugo, effectivement Hugo est bien avec son djembe et encourage les coureurs. Il fait nuit et je suis loin, je mets ma frontale en mode flash mais ils ne me reconnaissent que quand je suis à leur hauteur.
Ce sont les embrassades de délivrance, quelle joie de les retrouver. Ils m’accompagnent sur les 500 derniers mètres où je retrouve Marie-Laure avec une grande émotion. En plaisantant au départ, je lui avais dis tu vas être tranquille, le testament est fait. Même si elle m’a toujours accompagné sur les courses et encouragé, elle savait que c’était dangereux pour beaucoup de raisons. Quand je lui ai raconté mon accident et qu’elle a vu mes égratignures sur les genoux et le reste du corps, elle s’est dit que j’étais raisonnable d’arrêter.
Après avoir passé la ligne en 27h09mn pour 108km et 6600m de dénivelé positif, je suis allé déposer mon dossard et rendre ma puce, la course était finie pour moi. Je suis aller voir la responsable de course pour lui demander de poster une personne à cette endroit car de nuit, un coureur isolé pouvait tomber et ne pas être retrouvé. Elle a très vite réagit car elle a bien localisé l’endroit et surtout le danger.
Compte tenu de l’état de mon genou, je suis allé me faire soigner par le médecin. Ce n’était que des égratignures, je lui ai dis que j’abandonnai pour cause de fatigue générale, elle m’a pris ma tension qui était normale. J’ai rejoint ma famille avec qui j’ai pique niqué, il était 22h30 et ils n’avaient toujours pas mangé. Je me suis rassasié de soupe de légumes bien salée. Marie-Laure m’a dit qu’elle n’avait jamais vu Hubert aussi frais sur toutes les courses que nous avions fait ensemble, elle le voyait arriver sans problème le dimanche midi. Il devait se reposer une heure à Champex-Lac.
Cet abandon ne m’a pas trop perturbé car cela faisait des heures que je l’envisageais, je n’avais plus que l’objectif de rejoindre La Fouly. De la déception effectivement mais au regard de la chute que j’ai faite, il ne s’agit que de course et je n’avais rien d’autre à me prouver. J’ai été capable de faire 108km@6600mD+ mais pas plus, ce qui à mes yeux reste, somme toute, un bel exercice. J’étais avec les miens et c’était bien l’essentiel. Encore un petit coup de fil de Jean-Marie qui était rassuré de me savoir au chaud. Merci Jean-Marie, tu ne peux pas savoir ce que tu m’as aidé moralement. Je béni le téléphone sur cette course, il a été le fil rouge de ma progression avec Hugo, Marie-Laure, Hubert et Jean-Marie. C’était mes seuls moments de discussions.
Après nous être restaurés, nous sommes allés à Champex chercher mon sac de rechange qui m’attendait et essayer de retrouver Hubert. En fait, il s’était peu reposé et était déjà parti. Nous sommes repartis sur Chamonix, dans la voiture, je me suis endormi, je n’ai rien vu. Arrivé à l’appart vers 1h30 du matin, j’ai écrasé jusqu’à 10h.
Dés mon réveil, j’ai appelé Hubert sans succès. Ensuite j’ai appelé Gilles qui m’a dis qu’Hubert étais attendu à 11h15, il était 10h30. Nous nous sommes activés mais nous sommes arrivés trop tard pour voir Hubert courir ses derniers mètres.
Je l’ai retrouvé en vedette, assis avec une bière, en plein interview. Je me souviendrai de ses premières paroles quand je lui ai demandé comment cela allait. Il m’a dis « je pensais Philippe, courir doucement, manger souvent, etc. j’étais presque devenu toi ». Cela m’a beaucoup touché mais il est vrai que les heures passées ensemble à galérer nous ont appris beaucoup l’un sur l’autre. La victoire d’Hubert m’a remonté le moral car j’ai eu l’impression d’y avoir contribué. Il y a eu beaucoup d’intensité dans nos échanges en course et pour moi, les trails mensuels avec lui, auxquels je m’étais habitué, vont me manquer.
C’est la fin de notre rêve, je ne l’ai pas accompli totalement mais néanmoins j’en garde un souvenir fabuleux et je ne regrette rien de mes choix avant et pendant cette course. Je pense ne rien avoir laissé au hasard dans ma préparation ou dans ma course. Tout s’est déroulé comme prévu sauf l’abandon
Le seul problème que j’ai eu concerne les douleurs thoraciques que je n’ai jamais eues auparavant. Elles m’ont beaucoup handicapé pendant la course mais aussi après. Le lundi soir, SOS médecin est venu chez moi car j’avais une très forte douleur thoracique, côté cardiaque tout est normal mais il me reste un bilan sanguin anormal qui va être traité. Nous sommes mercredi et excepté le bilan sanguin, tout le reste va bien. Je ne sens plus rien de ma course mais ce n’est pas pour cela que je referai un 24h demain !!!
Nous étions 2 377 coureurs au départ, 1 269 ont terminé la course en moins de 47h soit 47% d’abandon. J’ai suivi tout au long de l’UTMB mes collègues, moins que mon ami Hubert, mais en tout cas, ils sont costauds.
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Gilles termine 77éme en 29h38 (22 éme V1), blessé au départ et en pleine forme à l’arrivée, allez donc comprendre. Il a eu deux gros coups de déprime mais il est resté régulier m’a-t-il dit. Sur une course Gilles est toujours présent, je ne l’ai jamais vu partir pour se promener. Félicitation, pour moi, tu reste une force de la nature voire une énigme.
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Fred termine 100 éme en 30h46, avec une périostite contracté avant Courmayeur. Je ne l’ai pas vu sur la course mais chapeau, je sais ce qu’est une périostite et la douleur vive permanente au tibia. Félicitation, tu as fais l’UTMB qu’il ne fallait pas manquer comme tu nous l’as dis sur la ligne de départ. J’ai souvent pensé à ces quelques mots que tu nous as dis « l’objectif est finir celui-ci car il n’y en aura pas d’autre ». Pour ma part, je ne l’ai pas terminé et je ne prendrai plus un nouveau départ d’UTMB, dommage.
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Pierre-henri termine 187éme en 34h00. J’ai cru comprendre qu’il a eu cette année un très gros coup de barre et met 7h de plus qu’en 2007.
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Hubert termine 598éme en 40h31 avec une forme optimale le jour J. Chapeau partenaire.
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Pour ma part, je suis 1 561éme à La Fouly. Il parait que cela donne 3 points pour l’UTMB 2009 …
Le récit de mon aventure se termine, heureusement que je me suis arrêté à La Fouly, sinon vous auriez eu beaucoup trop de pages à lire. Je suis un coureur heureux et me remettre à courir sur des distances plus courtes ne m’enchante pas. J’ai l’impression d’avoir terminé un objectif et je me sens désœuvré
En tout cas, merci à vous, qui avez lu ce document, car vous avez, à un moment ou à un autre, contribué à la réalisation d’un de mes rêves. Vous m’avez aidé, sans le savoir, dans ma préparation et dans la réalisation de mon objectif. L’atteindre aurait été mieux mais la difficulté était de taille.
Philippe, le mercredi 3 septembre