compil "impressions" SaintéLyon
****************** CR de Moulty *****************
Salut,
Comme je disais à Hervé au début dans le gymnase, même si c'est dur et ben on aura bien rigolé avant.
Et ben moi même pendant j'ai rigolé !!
Je suis partit prudemment (depuis le début de la semaine j'étais pas au top). Je ne savais pas si je devais rester avec philippe pas parce que je voulais aller plus vite mais parce que je voulais courir à la sensation Je passe St Cristo en 1h37 à ma montre avec déjà des débuts de crampes aux deux jambes. En fait ma tendinite à la hanche droite c'est réveillée rapidement engendrant des crampes de partout pour compenser le déséquilibre. Des crampes j'en eu même dans les bras et les abdos.
Du coup après le deuxième ravito j'étais obligé de marcher malgrè aucune grosse fatigue. en fait des crampes de partout pendant 30 Km !
Et c'est là ou tu rigoles quand tu fait des kilos en 10 min obligé de t'arrêter !
A aucun moment je me suis dis ce que je foutais là par contre je me suis longuement demandé comment j'allais finir J'ai vu le panneau reste 50 Km et j'ai pensé à Nico (ça m'a bien fait rire) je voulais faire une photo du panneau reste 55 mais je ne l'ai pas vu.
Au panneau reste 35 km , j'ai décidé de stoper l'agonie car je n'arrêter pas de m'étirer et de marcher toujours sans grande fatigue (frustrant) Merci à Philippe qui m'a booster pour rejoindre Soucieux car à St genoux je ne savais plus comment faire.
Bilan: c'est la première fois que j'abandonne en 13 ans de course à pied et c'est ni parce que je suis partit vite ni parce que j'ai craquer dans la tête.
Déçu forcement mais pas de regret je ne pouvais vraiment plus avancer depuis le kilo 34.
peut être à refaire pour ne pas rester sur un échec.
Bravo aux autres qui sus rejoindre l'arrivée
A vendredi
Moult
***** Mon CR *********
Après Mouty, voici mes impressions sur cette nuit éclairée...
Après une attente à Sainté pas si longue que cela et une ambiance sympa au départ mais moins spectaculaire que ce que je m'attendais, nous voilà serrés les uns contre les autres dans le sas de départ à quelques secondes de minuit avec Moulty, Hervé, Alain, Hugo et Philippe, Gilles était déjà devant et ce même avant le départ, vous imaginez tous ce qu'il en est advenu après!
On devine la Lune sous un voile d'altitude, on profitera même un peu de ses rayons au cour de la nuit.. Il ne pleut plus, l'averse de 22h30 non prévue sera la seule de la nuit et incroyable il n'y aura pas de brouillard sur tout le parcours . Pour ce qui est de la boue ils ont été généreux, comme à l'accoutumée.
Minuit pétante, nous voilà partis en marchant faute de monde: il faudra 2' pour atteindre la ligne de départ et 5' pour commencer à courir. On part groupé et tranquillement à 6. Au bout de quelques kilomètres avec beaucoup de spectateurs au bord des avenues stéphanoises 3 groupes se forment devant Alain/Hervé suivi d'Hugo et moi puis suivent Philippe/Moulty.
On est parti prudemment avec Hugo sur une base de 7h/7h15 avec des temps de passages respecter à Saint Christo (1H32 pour 1h30 visé) et 2h47 pour
2h45 à Sainte Catherine. On est a un rythme roudoudou qui nous permet de remonter régulièrement du monde sans sembler entamer le moindre capital:
on est même surpris d'être si proche des prévisions à ce rythme mais la route est encore longue...! Hugo est très facile, il faut juste que je fasses attention qui ne me lâche pas lorsque qu'il est devant!
Guère avant Sainte Catherine j'ai commencé à avoir un peu mal au ventre annonçant un pose technique nécessaire dans un futur proche. Au ravito de Sainte Catherine nous retrouvons Hervé qui a préféré ne plus suivre Alain qui avait "trop la caisse". La bouffe prise au ravito coince encore plus que celle de Saint Christo qui était passée moyennement. Le bois d'Arfeuille sera le premier arrêt technique des 5 souvent improvisés dans l'urgence...
Pour rejoindre Saint Genoux, je me rends compte que mes jambes n'ont plus le même rendement, il me faut absolument trouver une solution pour re-remplir la machine. Nous (Hervé, Hugo et moi) arriverons groupés pour la dernière fois au ravito de Saint Genoux. On prendra 5/10mn pour se ravitailler avant de laisser partir Hugo bien plus en jambes que nous.
Hervé décide d'essayer de me suivre si je ralentis un peu: en fait, il sera devant dans toutes les descentes (et il y en a dans cette partie!), mon mal au ventre m'empêche d'allonger mes foulées. Je ne le rattraperai que dans les rares montées ou parties plates.
Le plus dur fut le passage du 34ème kilomètre lorsque tu lis "arrivée 35Km" et que tu réalise que cela tourne pas rond et que tu es juste à la moitié...Il est loin le moment de rigolade avec Hugo en faisant des photos ratées au panneau "arrivée 50Km" en pensant à Nico. En gros, là tu te prends le mur du 35ème comme au marathon mais il faut en faire encore autant...mes seules branches furent alors d'essayer de suivre Hervé, de me dire « cela descend maintenant » et du dicton de Gilles "
Tu auras obligatoirement un coup de bambou à un moment ou un autre, il faut être fort sur le moment, car après cela passe et tout va mieux". Il avait raison vers 7h45 à Gerland, cela a commencé à aller mieux!
Je me re-arrêterais longuement à Soucieux pour prendre le temps de faire passer quelques choses. Je finirais essentiellement avec des bananes (habituellement je dois en manger 2 par an max...!?!) et des gels dispos sur les 2 derniers ravitos.
J'ai fini la course en découpant le reste du parcours pour ne pas le « subir » en entier dans ma tête mais coincé entre les dilemmes « cela fait trop mal partout quand je cours, je ne veux plus subir ça » et « cours cela durera moins longtemps ». Mes différents arrêts techniques me permettront de doubler plusieurs fois les mêmes personnes: c'est un peu frustrant mais cela fait passer le temps de se dire « est-ce que celui-là je l'ai déjà doublé ? ».
Enfin les 3 derniers kilomètres au bord du Rhône sont là, j'ai du y marcher quelques fois: la volonté n'y était plus sauf sur les 500 derniers mètres avec le rare public présent qui te motive malgré les douleurs partout!
7h42, la ligne est franchie en dehors ma fourchette prévisionnelle de 7h/7h30. J'annonçais que je serai déçu au delà de 7h30...vu les conditions de course je suis super heureux d'avoir pu atteindre l'arrivée dans ce temps là.
On fera mieux la prochaine fois, si prochaine foi s'il y a!
Sinon on a bien rigolé avant, pendant (un peu moins sur la fin) et après entre nous, un bon moment encore avec de beaux souvenirs.
On en a aussi pris plein les yeux avec cette guirlande interminable d'illuminés sur les Monts Lyonnais. Rien pour cela il faut y aller une fois même en équipe. Une fois qu'on l'a vécu, on sait obligatoirement qu'un jour on ira la faire en solo.
Patrick
Salut,
Comme je disais à Hervé au début dans le gymnase, même si c'est dur et ben on aura bien rigolé avant.
Et ben moi même pendant j'ai rigolé !!
Je suis partit prudemment (depuis le début de la semaine j'étais pas au top). Je ne savais pas si je devais rester avec philippe pas parce que je voulais aller plus vite mais parce que je voulais courir à la sensation Je passe St Cristo en 1h37 à ma montre avec déjà des débuts de crampes aux deux jambes. En fait ma tendinite à la hanche droite c'est réveillée rapidement engendrant des crampes de partout pour compenser le déséquilibre. Des crampes j'en eu même dans les bras et les abdos.
Du coup après le deuxième ravito j'étais obligé de marcher malgrè aucune grosse fatigue. en fait des crampes de partout pendant 30 Km !
Et c'est là ou tu rigoles quand tu fait des kilos en 10 min obligé de t'arrêter !
A aucun moment je me suis dis ce que je foutais là par contre je me suis longuement demandé comment j'allais finir J'ai vu le panneau reste 50 Km et j'ai pensé à Nico (ça m'a bien fait rire) je voulais faire une photo du panneau reste 55 mais je ne l'ai pas vu.
Au panneau reste 35 km , j'ai décidé de stoper l'agonie car je n'arrêter pas de m'étirer et de marcher toujours sans grande fatigue (frustrant) Merci à Philippe qui m'a booster pour rejoindre Soucieux car à St genoux je ne savais plus comment faire.
Bilan: c'est la première fois que j'abandonne en 13 ans de course à pied et c'est ni parce que je suis partit vite ni parce que j'ai craquer dans la tête.
Déçu forcement mais pas de regret je ne pouvais vraiment plus avancer depuis le kilo 34.
peut être à refaire pour ne pas rester sur un échec.
Bravo aux autres qui sus rejoindre l'arrivée
A vendredi
Moult
***** Mon CR *********
Après Mouty, voici mes impressions sur cette nuit éclairée...
Après une attente à Sainté pas si longue que cela et une ambiance sympa au départ mais moins spectaculaire que ce que je m'attendais, nous voilà serrés les uns contre les autres dans le sas de départ à quelques secondes de minuit avec Moulty, Hervé, Alain, Hugo et Philippe, Gilles était déjà devant et ce même avant le départ, vous imaginez tous ce qu'il en est advenu après!
On devine la Lune sous un voile d'altitude, on profitera même un peu de ses rayons au cour de la nuit.. Il ne pleut plus, l'averse de 22h30 non prévue sera la seule de la nuit et incroyable il n'y aura pas de brouillard sur tout le parcours . Pour ce qui est de la boue ils ont été généreux, comme à l'accoutumée.
Minuit pétante, nous voilà partis en marchant faute de monde: il faudra 2' pour atteindre la ligne de départ et 5' pour commencer à courir. On part groupé et tranquillement à 6. Au bout de quelques kilomètres avec beaucoup de spectateurs au bord des avenues stéphanoises 3 groupes se forment devant Alain/Hervé suivi d'Hugo et moi puis suivent Philippe/Moulty.
On est parti prudemment avec Hugo sur une base de 7h/7h15 avec des temps de passages respecter à Saint Christo (1H32 pour 1h30 visé) et 2h47 pour
2h45 à Sainte Catherine. On est a un rythme roudoudou qui nous permet de remonter régulièrement du monde sans sembler entamer le moindre capital:
on est même surpris d'être si proche des prévisions à ce rythme mais la route est encore longue...! Hugo est très facile, il faut juste que je fasses attention qui ne me lâche pas lorsque qu'il est devant!
Guère avant Sainte Catherine j'ai commencé à avoir un peu mal au ventre annonçant un pose technique nécessaire dans un futur proche. Au ravito de Sainte Catherine nous retrouvons Hervé qui a préféré ne plus suivre Alain qui avait "trop la caisse". La bouffe prise au ravito coince encore plus que celle de Saint Christo qui était passée moyennement. Le bois d'Arfeuille sera le premier arrêt technique des 5 souvent improvisés dans l'urgence...
Pour rejoindre Saint Genoux, je me rends compte que mes jambes n'ont plus le même rendement, il me faut absolument trouver une solution pour re-remplir la machine. Nous (Hervé, Hugo et moi) arriverons groupés pour la dernière fois au ravito de Saint Genoux. On prendra 5/10mn pour se ravitailler avant de laisser partir Hugo bien plus en jambes que nous.
Hervé décide d'essayer de me suivre si je ralentis un peu: en fait, il sera devant dans toutes les descentes (et il y en a dans cette partie!), mon mal au ventre m'empêche d'allonger mes foulées. Je ne le rattraperai que dans les rares montées ou parties plates.
Le plus dur fut le passage du 34ème kilomètre lorsque tu lis "arrivée 35Km" et que tu réalise que cela tourne pas rond et que tu es juste à la moitié...Il est loin le moment de rigolade avec Hugo en faisant des photos ratées au panneau "arrivée 50Km" en pensant à Nico. En gros, là tu te prends le mur du 35ème comme au marathon mais il faut en faire encore autant...mes seules branches furent alors d'essayer de suivre Hervé, de me dire « cela descend maintenant » et du dicton de Gilles "
Tu auras obligatoirement un coup de bambou à un moment ou un autre, il faut être fort sur le moment, car après cela passe et tout va mieux". Il avait raison vers 7h45 à Gerland, cela a commencé à aller mieux!
Je me re-arrêterais longuement à Soucieux pour prendre le temps de faire passer quelques choses. Je finirais essentiellement avec des bananes (habituellement je dois en manger 2 par an max...!?!) et des gels dispos sur les 2 derniers ravitos.
J'ai fini la course en découpant le reste du parcours pour ne pas le « subir » en entier dans ma tête mais coincé entre les dilemmes « cela fait trop mal partout quand je cours, je ne veux plus subir ça » et « cours cela durera moins longtemps ». Mes différents arrêts techniques me permettront de doubler plusieurs fois les mêmes personnes: c'est un peu frustrant mais cela fait passer le temps de se dire « est-ce que celui-là je l'ai déjà doublé ? ».
Enfin les 3 derniers kilomètres au bord du Rhône sont là, j'ai du y marcher quelques fois: la volonté n'y était plus sauf sur les 500 derniers mètres avec le rare public présent qui te motive malgré les douleurs partout!
7h42, la ligne est franchie en dehors ma fourchette prévisionnelle de 7h/7h30. J'annonçais que je serai déçu au delà de 7h30...vu les conditions de course je suis super heureux d'avoir pu atteindre l'arrivée dans ce temps là.
On fera mieux la prochaine fois, si prochaine foi s'il y a!
Sinon on a bien rigolé avant, pendant (un peu moins sur la fin) et après entre nous, un bon moment encore avec de beaux souvenirs.
On en a aussi pris plein les yeux avec cette guirlande interminable d'illuminés sur les Monts Lyonnais. Rien pour cela il faut y aller une fois même en équipe. Une fois qu'on l'a vécu, on sait obligatoirement qu'un jour on ira la faire en solo.
Patrick
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